Assemblée générale de l’ONU : le vibrant plaidoyer d’Antonio Guterres pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité
Pour son ultime discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre, le secrétaire général sortant Antonio Guterres a vivement critiqué l’immobilisme des institutions internationales. À la veille de la fin de son mandat, il a appelé les dirigeants du monde à bâtir une gouvernance mondiale plus juste et efficace.
Au cœur de son intervention, le patron de l’ONU a dénoncé un Conseil de sécurité figé dans l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, désormais dépourvu de légitimité pour gérer les crises actuelles. Il a particulièrement pointé du doigt l’absence de l’Afrique parmi les membres permanents :
« Le monde a fondamentalement changé [depuis 1945], mais ce changement est loin d’être reflété au Conseil de sécurité. L’exemple le plus flagrant en est l’Afrique : quand l’ONU a été créée, la plupart des pays africains vivaient encore sous le joug colonial. (…) Un Conseil de sécurité du XXIe siècle sans représentation permanente de l’Afrique est injuste et indéfendable. Cela doit changer. »
Au-delà de la réforme politique de l’ONU, Antonio Guterres a exhorté la communauté internationale à refondre l’architecture financière mondiale, en plaidant notamment pour un allègement de la dette des pays en développement afin d’instaurer une véritable justice économique globale.