Escalade au Moyen-Orient : Donald Trump acte la fin du cessez-le-feu avec l’Iran

En marge du sommet de l’OTAN à Ankara, le président américain a officialisé la rupture du protocole d’accord avec Téhéran. Cette annonce intervient dans un contexte de violentes frappes réciproques et de fortes tensions sur les marchés pétroliers.

​Réunis à Ankara pour le sommet de l’OTAN ce mercredi 8 juillet, Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran était désormais « terminé », mettant fin à des semaines d’accusations mutuelles de violations du protocole.

​« C’est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs. Je ne veux plus avoir affaire à eux », a martelé le président américain, qualifiant les dirigeants iraniens d’« individus vicieux et violents ».

 

​Cette rupture politique s’accompagne d’une dangereuse escalade militaire sur le terrain :

  • La riposte américaine : Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a mené une « série de frappes puissantes », ciblant plus de 80 positions en Iran. Washington affirme avoir agi en représailles à des attaques iraniennes contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
  • La contre-attaque de Téhéran : Promettant une action « décisive », l’Iran a immédiatement répliqué en ciblant des bases militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn.
  • Sanctions économiques : En parallèle des opérations militaires, les États-Unis ont annoncé le rétablissement immédiat des sanctions contre le pétrole iranien.

​Alors que la région s’embrase, le corps de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei — tué le 28 février dernier dans une frappe israélo-américaine —, est arrivé en Irak mardi soir après cinq jours de funérailles nationales en Iran.

​Le président iranien, Massoud Pezeshkian, s’est rendu à Nadjaf pour visiter le mausolée de l’Imam Ali. Des processions religieuses d’envergure sont également prévues à Kerbala. Le choix de ces deux villes saintes irakiennes, places fortes du chiisme mondial, vise à asseoir la dimension spirituelle et l’influence régionale de l’ancien dirigeant au-delà des frontières iraniennes.

​Donald Trump n’a pas caché son agacement face à ses alliés internationaux. Aux côtés du secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, il s’en est pris frontalement à l’organisation : « Je ne suis pas content de l’OTAN parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran », a-t-il déclaré, glissant au passage un reproche concernant un différend lié au Groenland.

​L’officialisation de la fin du cessez-le-feu et le retour des sanctions ont provoqué un choc immédiat sur les marchés de l’énergie. Vers 8h30 TU, les cours de l’or noir bondissaient de plus de 5 % :

Rédaction

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