Guinée : La FIDH exige aux autorités toute la vérité sur les disparitions forcées 

Le président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Alexis Deswaef, est monté au créneau ce lundi 28 septembre lors d’une conférence tenue à la Maison de la presse. Il a vivement interpellé les autorités guinéennes sur la question des disparitions récurrentes enregistrées dans le pays, qualifiant la situation d’« un problème majeur » et de « totalement inacceptable ».

Revenant sur son entretien avec le procureur général, le patron de la FIDH a regretté la posture de l’institution judiciaire face aux interrogations entourant ces événements et la suspicion de fosses communes. « On a demandé si des enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies étaient menées. Il s’est retranché derrière le secret de l’instruction », a-t-il rapporté, rappelant que l’intérêt public exige au contraire une communication claire du parquet sur l’existence de procédures et de mesures concrètes. « Nous avons droit à la vérité et les responsables doivent être poursuivis », a-t-il insisté.

Pour Alexis Deswaef, ce manque de transparence dépasse le cadre familial et fait peser un climat d’intimidation lourd sur toute la société civile et les défenseurs des droits humains. En ne répondant pas à ces exigences de justice, le silence du pouvoir central « devient plus que problématique » et envoie un signal inquiétant à tous ceux qui poursuivent un engagement pourtant légitime.

Binty Seny 

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