Conakry, le 15 juillet 2026 – Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé ce mercredi la cérémonie d’ouverture de la Conférence nationale des procureurs. Cet événement d’envergure, qui se tient dans la salle historique ayant abrité le procès du 28 septembre, marque un tournant décisif pour l’appareil judiciaire guinéen.
Pour l’occasion, le Chef du gouvernement était entouré d’une forte délégation ministérielle, comprenant :
Ibrahima Sory 2 Tounkara, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ahmed Mohamed Oury Diallo, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Mohamed Sy Savané, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitation et de l’Aménagement du Territoire.
Organisée par la Direction Nationale des Affaires Criminelles du ministère de la Justice, cette conférence se déroulera du 15 au 17 juillet 2026. Elle réunit l’ensemble des procureurs du pays autour d’un objectif commun :
« Vulgariser les orientations générales de la politique pénale nationale, harmoniser la pratique du ministère public et renforcer l’efficacité de la justice au service des citoyens. »
Dans son allocution de bienvenue, le Directeur National des Affaires Criminelles, Amadou Oury Diallo, a rappelé l’urgence d’une telle concertation. Selon lui, les parquets doivent désormais travailler de manière plus coordonnée et orientée vers les résultats.
Pour y parvenir, les magistrats disposent désormais d’une nouvelle note circulaire. Ce document de référence rappelle les valeurs cardinales qui doivent guider leur action : la légalité, l’impartialité, la discipline hiérarchique, la loyauté institutionnelle et la lutte implacable contre l’impunité.
Le Garde des Sceaux, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a quant à lui mis en lumière les défis technologiques et économiques auxquels la justice guinéenne fait face. Cette nouvelle politique pénale se veut une réponse directe aux mutations de la délinquance contemporaine, notamment :
la cybercriminalité ; la criminalité financière (blanchiment de capitaux, fraude fiscale, corruption) ; le détournement de fonds publics ; l’escroqueries émergentes liées aux crypto-monnaies.
Pour répondre à ces menaces, le ministre de la Justice a tracé une feuille de route claire, articulée autour de quatre priorités absolues :
– Une lutte sans concession contre la criminalité sous toutes ses formes.
- Une réponse pénale renforcée, caractérisée par la fermeté, la rapidité et l’efficacité des procédures.
- La protection des victimes, replacées au centre des priorités de l’action judiciaire.
- La promotion de l’égalité de tous les citoyens face à la loi.
En clôture, le Garde des Sceaux a fermement invité les procureurs à s’approprier ces orientations et à les appliquer avec la plus grande rigueur. « La crédibilité de notre justice dépend de votre capacité à apporter des réponses pénales adaptées, lisibles et prévisibles pour nos concitoyens », a-t-il insisté, posant ainsi les bases d’un service public de la justice plus transparent et digne de confiance.