Mamou : Prise en charge réussie pour les jumeaux orphelins du drame de Ley Miro
Les nourrissons jumeaux, dont la mère a été tragiquement tuée par leur père à Ley Miro, ont pu quitter l’hôpital régional de Mamou ce jeudi 2 juillet 2026. Grâce à une synergie entre les services de santé et l’action sociale, les deux bébés sont aujourd’hui hors de danger.
Admis à l’hôpital régional de Mamou il y a six jours, les jumeaux Alhassane et Houssaïnatou Sall reviennent de loin. Leur histoire est liée au terrible drame survenu le samedi 20 juin 2026 à Seriabé (district de Dioun Koun, sous-préfecture de Ley Miro), une localité située à 100 kilomètres du chef-lieu de Pita. Ce jour-là, leur père a ôté la vie à leur mère ainsi qu’à la nièce de celle-ci.
Face à la dégradation de l’état de santé des nourrissons laissés pour compte, la Direction préfectorale de la femme, de la famille et des solidarités de Pita a immédiatement dépêché une équipe sur le terrain. D’abord conduits à l’hôpital préfectoral de Pita, les jumeaux ont dû être transférés d’urgence vers le service de pédiatrie de Mamou en raison de complications chez l’un d’eux.
À leur arrivée, la prise en charge a été immédiate. Le Docteur Mamadou Saliou Sall, chef du service de pédiatrie de l’hôpital régional de Mamou, détaille la situation clinique des enfants :« Le Directeur Général de l’hôpital m’a alerté un samedi concernant l’arrivée de deux nourrissons référés de Pita. Nous les avons accueillis vers 17 heures. Alhassane Sall présentait une détresse respiratoire sévère, de la fièvre, une obstruction bronchique et un taux d’hypoxie à 70 %. Nous l’avons immédiatement hospitalisé et placé sous oxygène. Sa sœur, Houssaïnatou Sall, souffrait quant à elle d’une rhinopharyngite et d’un érythème fessier. Ces affections sont courantes avec le changement de climat dû à l’arrivée de la saison hivernale. Après six jours de traitement, leur état est totalement stable et ils ont pu être libérés. »
Le médecin a également salué la collaboration exemplaire entre la direction de l’hôpital, la Direction préfectorale de la santé et l’Inspection régionale de la femme, de la famille et des solidarités, qui a veillé au chevet des bébés dès leur arrivée. Tous les médicaments non disponibles à l’hôpital ont été intégralement financés par l’action sociale.
Une chaîne de solidarité saluée par la famille
Présent lors de la sortie des jumeaux, Thierno Ousmane Sow, chargé d’études à l’Inspection régionale de la femme, de la famille et des solidarités de Mamou, a rappelé le parcours de cette prise en charge :
À l’hôpital de Pita : Les kits médicaux disponibles ont été offerts par la structure.
À Mamou : Une prise en charge conjointe et intégrale a été assurée par l’Inspection de la Santé et celle de la Femme pour l’achat des traitements externes.
S
oulagée et émue, Adama Oury Bah, la grand-mère maternelle des jumeaux, a exprimé toute sa gratitude : « À Pita, le personnel de nuit a tout fait, mais l’état des bébés nécessitait ce transfert à Mamou. Dès notre arrivée ici, ils ont été pris en main et leur santé s’est rapidement améliorée. Tout va mieux maintenant. Je ne peux que prier et bénir tous ceux qui nous ont soutenus, de Pita jusqu’à Mamou. Merci infiniment. »
Depuis Mamou Alpha Sylla , bcmedias.com