Les États-Unis bloquent l’entrée de femmes sur le point d’accoucher pour bénéficier du droit du sol
L’administration Trump, qui a déjà pris des mesures pour limiter le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis, a communiqué le 10 juin sur le démantèlement de réseaux permettant à des femmes enceintes d’accoucher outre-Atlantique afin que leurs enfants bénéficient de la nationalité américaine. Le département d’État annonce avoir révoqué 600 visas à travers le monde, dont 400 en Europe, 100 en Afrique du Nord et 100 en Afrique de l’Ouest.
Aux États-Unis, le département d’État annonce avoir révoqué 600 visas à travers le monde. Ici, des agents de l’ICE patrouillent à l’aéroport international John F. Kennedy, le 27 mars 2026, à New York, aux États-Unis. (Image d’illustration) Getty Images via AFP – MICHAEL M. SANTIAGO
Cette fois, le département d’État explique que « des agents consulaires ont identifié plusieurs réseaux abusant du système et y ont mis fin ». Mais pour le médecin et chercheur nigérian Adura Banke Thomas, les futures mères peuvent faire ce choix pour des raisons financières ou si la grossesse est à risque : « La mortalité maternelle au Nigeria est l’une des plus élevées au monde. Parmi les plus de 250 000 femmes mortes en couche chaque année, un tiers vient du Nigeria. »
Des agences de voyage spécialisées dans le « tourisme natal »
Des futures mères cherchent aussi à se rapprocher de leur famille émigrée. « Dans une période de globalisation, où les gens se déplacent beaucoup, certaines femmes préfèrent simplement retrouver leur famille établie à l’étranger, pour être mieux entourées lors de leur accouchement », estime Adura Banke Thomas.
Il ne faut pourtant que quelques clics pour trouver des agences de voyage africaines spécialisées dans le « tourisme natal » vers le Brésil, le Canada ou même la Barbade, des pays qui appliquent en principe le droit du sol.
Rfi